
Si les tendances sont bien mises en valeur par les ratios et indices…
… elles occultent un fait essentiel, l’importance des populations concernées.
Pour 30000 communes, les évolutions en 6 ans portent sur moins de 100 habitants, avec peu d’implications directes sur la physionomie et le fonctionnement des services, dont 15000 confortent une tendance au déclin, mais c'est la zone qui compte.
Les baisses de population plus importantes ont touché 1200 communes, souvent à la suite de pertes économiques importantes, et des conséquences en cascade sur le commerce, les écoles, la santé, les transports… 1500 communes ont enregistré un apport net de population de 100 à 200 personnes, ce qui peut être gérable assez facilement, mais plus compliqué pour les 1700 communes dont la population a cru de 200 à 1000 personnes en 6 ans, ce qui signifie le plus souvent des besoins nouveaux en équipements, difficiles à financer pour de petites communes, un peu moins pour celles qui sont déjà des villes ou liées à une agglomération.
Et 400 communes, souvent centres d’agglomération ou proche périphérie ont eu à gérer plus de 1000 nouveaux habitants. L’Ile-de-France concentre les impacts forts de l’évolution du bâti (démolitions et construction) et des populations (vieillissement, natalité): dépeuplement de Paris et reports en proche périphérie par appropriation d’espaces d’activité en jachère, étalement urbain plus lointain.
