
La santé publique ne se joue pas uniquement dans les cabinets médicaux ou les établissements de soins. Elle se construit aussi dans nos rues, nos quartiers, nos écoles et nos espaces publics.
C’est l’un des enseignements du nouveau Point Villes-Santé publié en septembre 2026 par le Réseau français Villes-Santé, consacré à l’urbanisme favorable à la santé.
Pour les collectivités territoriales, les leviers sont nombreux :
qualité de l’air,
limitation du bruit,
mobilités actives,
végétalisation,
îlots de fraîcheur,
accès aux services,
lien social,
réduction des inégalités territoriales d'accès aux soins.
Et il n’est pas nécessaire de commencer par de grands projets. Une cour d’école rénovée, une rue temporairement fermée aux voitures devant une école, le réaménagement d’un centre-bourg ou d’une place publique peuvent déjà constituer des terrains d’expérimentation très concrets. C'est à la portée de toutes les communes.
Le document insiste surtout sur un élément déterminant : le portage politique et l’ambition partagée par les élus. Diagnostic local, coopération entre services, participation des habitants et partenariats avec les acteurs du soin permettent ensuite de traduire ces objectifs visant la bonne santé dans les SCoT et les PLUi et de les mettre en œuvre concrètement dans les projets d’aménagement.
Pour les élus locaux, l’enjeu est très opérationnel : penser chaque décision d’aménagement aussi au regard de ses effets sur la santé et la qualité de vie des habitants.
Une question à se poser en permanence : cet investissement, cette action, cette activité, etc. contribueront-ils à la bonne santé physique, psychique et sociale dans ma commune ?
Source : Réseau français Villes-Santé, Mettre en œuvre l’urbanisme favorable à la santé : quelles méthodes ?, septembre 2026.
