
Que retenir du rapport de la Cour des comptes sur la tarification des services publics locaux, élément clé de l'autonomie financière des collectivités ?
Un rappel d'abord : aucun service public n'est gratuit ! Son coût est assumé par les usagers et/ou les contribuables.
Trois modes de gestion :
en régie directe
par un établissement public distinct
ou en concession de service public
Une règle de base : la redevance doit correspondre à un vrai service rendu et ne pas dépasser le coût de revient de celui-ci.
Trois types de différenciation :
selon le lieu d'habitation
selon la condition sociale
ou selon l'enjeu environnemental
Des recommandations pour une plus grande transparence et lisibilité des tarifs :
Doter chaque service public d'une comptabilité analytique permettant d'analyser de manière dynamique les recettes, les dépenses, ainsi que l'efficience des modulations tarifaires
Voter chaque année l'ensemble des tarifs, et non les seules modifications
Etendre à tous les concessionnaires la présentation d'un rapport bilan annuel
Privilégier un budget annexe pour les services publics importants
Baser les modulations à caractère social sur le revenu fiscal de référence, qui seul prend en compte la totalité des ressources et des charges du ménage
Suivre les impayés pour mieux les prévenir
Proportionner le tarif sur le coût de revient et l'indexer sur son évolution
Débattre de ces évaluations et des projets d'évolutions en Commission consultative des services publics locaux
Alimenter les observatoires nationaux et se comparer
Pour lire le rapport : https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-tarification-des-services-publics-locaux
