Mutations pavillonnaires : jalons d'un des grands débats d'aménagement de la décennie.

56 % du parc de logements français est pavillonnaire... et le diagnostic est connu : des lotissements vieillissants, souvent sous-occupés (jusqu'à 50 % de ménages d'une seule personne), une dépendance quasi totale à la voiture, des performances énergétiques très dégradées, une artificialisation qui se poursuit en dépit du ZAN.

Le plus frappant ? Les acteurs (élus, urbanistes, aménageurs, chercheurs) ne s'accordent sur presque rien. Sans doute parce que l'on touche au cœur du rêve pavillonnaire : la maison, le jardin, l'autonomie. Un imaginaire puissant, profondément ancré. Et que personne ne veut être celui qui dira aux classes moyennes propriétaires que ce modèle doit muter.

Pourtant, les signaux se multiplient. Entre crise du logement (pression démographique+ raréfaction foncière), urgence climatique (rénovation énergétique massive à venir) et attachement au modèle pavillonnaire (aspirations des nouvelles générations ≠ boomers), la question n’est plus faut-il faire muter le pavillonnaire ? Mais comment le faire sans créer une fracture sociale majeure ?

Télécharger les actes de la journée « Mutations pavillonnaires » organisée par le ministère en octobre 2024 qui viennent tout juste de paraître. Avec un peu de retard... mais le sujet est toujours d'actualité !

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Houda BENDIB
ARCHITECTE DPLG
ATELIERS HB ARCHITECTES