
Les principales ressources financières des collectivités sont de plusieurs ordres : fiscalité locale, dotations de l'État, subventions publiques, subventions privées, participations des usagers, les produits de cession, les emprunts.
Une gestion saine, économe et prudente, permet de conserver une réelle capacité d'investissement et de réaliser les projets proposés lors de l'élection, en respectant un principe fondamental en fonctionnement : outre le budget à l’équilibre obligatoire, limiter ses dépenses courantes à la réalité de ses recettes courantes.
Si la population méconnait parfois ces diverses sources de revenus, elle est en attente de retour quant à l'utilisation de ses impôts...
Les questions incontournables qui se posent dans toutes les communes.
Les espaces de détente et de jeux extérieurs sont-ils suffisamment arborés et adaptés aux fortes chaleurs ?
La fiscalité locale est-elle en cohérence avec le projet politique : incitative pour ce qui le sert, pénalisante pour ce qui le dessert ?
L'annexe "verte" présentant l'impact du budget pour la transition écologique est-elle établie et présentée ?
Permet-elle d’évaluer et de piloter les politiques publiques avec plus de cohérence ?
La participation des usagers est-elle indexée sur leur quotient familial et leurs revenus ?
Les placements de la commune sont-ils utilisés à des fins éthiques ; la banque est-elle transparente sur leur usage ?
La commune est-elle en veille sur les appels à manifestations d'intérêts et appels à projets, publics ou privés ?
Le financement participatif est-il mobilisé pour réaliser certains investissements ?
Les élus utilisent-ils leurs droits à la formation prise en charge par leur collectivité ?
Les autorisations d'urbanisme sont-elles suivies et les porteurs de projets invités à faire leur déclaration de fin de travaux pour que la base fiscale soit ajustée et la perception des taxes effectuées (taxe d’aménagement, taxe foncière...) ?
Les investissements sont-ils analysés selon leur impact sur les coûts de fonctionnement ?
Avant de lancer une commande publique, une recherche ouverte de solutions possibles est-elle lancée, au-delà des seules connues et habituelles ?
Si nous devions réduire le budget de 10 %, sur quelles dépenses porterait l’arbitrage?
Ces quelques questions ne sont pas exhaustives.
Les communes ou groupements de communes peuvent organiser des formations en ce sens, faire appel aux conseillers aux décideurs locaux (DGFIP), s'appuyer sur l'ingénierie des EPCI, Pays, agences techniques départementales et l'expertise des agences France Rénov, etc.
