
46 % des communes ont au moins un édifice protégé au titre des Monuments historiques sur leur territoire.
A l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2026, le Centre des monuments nationaux (CMN) partage les résultats d'un rapport consacré aux risques environnementaux auxquels sont confrontés les 110 monuments de son réseau, à l'horizon 2050 et 2100, dans une trajectoire de réchauffement à +4°C.
Quels conseils retenir du rapport du CMN ?
1. Des actions de prévention
Réaliser un diagnostic du retrait-gonflement des argiles de tous les monuments à risque et systématiser l’installation de fissuromètres
Analyser et cartographier l’exposition des monuments à tous les risques dans un outil unique (température, vent, eau, terrain)
Entretenir les abords et débroussailler pour limiter le risque incendie
Surveiller les maçonneries et en particulier leurs pieds, particulièrement exposés aux vents, aux ruissellements, aux inondations mais aussi aux sécheresses
Vérifier la conformité et la sécurité des installations électriques et, le cas échéant, engager les travaux nécessaires
Systématiser l’entretien préventif, moins coûteux que le curatif d’urgence
Suivre systématiquement les dispositifs d’alerte et de vigilance (Météo France, Vigicrue, alerte préfectorale, SDIS, etc.)
2. Des actions d’adaptation
Protéger le personnel et les visiteurs avec des espaces d’ombrage et de rafraîchissement, sans oublier les fontaines à eau
Adapter le choix des plantations au réchauffement climatique (le CMN travaille ce sujet avec le Conservatoire botanique national de Brest)
Anticiper les conditions d’ouverture du site selon les aléas et établir des protocoles de fonctionnement en service réduit ou partiel
Intégrer les problématiques du site dans les plans communaux et intercommunaux d’adaptation, de sauvegarde et de gestion des risques
Redécouvrir les savoir-faire patrimoniaux anciens, souvent source d’inspiration pour l’adaptation actuelle (végétalisation, gestion de l’eau, ventilation, etc.)
Ainsi, le patrimoine architectural, historique et paysager de la commune, en plus d’être un objet de préservation et de transmission, deviendra au sujet et un exemple de résilience.
