Artisans et commerçants ruraux : de l'humain d'abord !

Au début de l’été, l’Institut Terram et BPI Le Lab ont dévoilé les résultats d’une enquête auprès de plus de 900 artisans et commerçants, dirigeants d’entreprises rurales de moins de 10 salariés.

Si 43 % d’entre eux affirment que l’implantation en ruralité est une force, notamment pour leur image de marque, seuls 9 % la considèrent comme une faiblesse.

Cette appréciation demeure ambivalente, si le premier atout est une main d’œuvre fiable, les difficultés de recrutement demeurent, notamment en regard des carences en logements et en solutions de mobilité.

Le deuxième atout est une moindre concurrence locale, mais qui traduit souvent un marché restreint.

Le troisième atout tient aux coûts d’exploitation, perçus comme plus faibles, mais l’accès aux financements s’avère plus complexe.

2/3 de ces dirigeants de PME ont créé où repris leur entreprise dans ce territoire, parce qu’il est celui de leurs racines et qu’ils y résident même.

Leur implication dans la vie locale et leur contribution aux activités de leur territoire consistent principalement en l’accueil de stagiaires et d’apprentis et dans le sponsoring d’associations ou de projets locaux. Peu sont engagés dans des réseaux ou des coopérations territoriales, hormis des actions ponctuelles d’entraide ou de prêt de matériel.

Si les relations avec les habitants et les élus sont plutôt bonnes, ils témoignent d’un sentiment d’isolement.

D’ailleurs, qu’aimeraient-ils dire en face aux élus de leur territoire ?

« Venez nous voir, prendre des nouvelles, discuter un peu... »

« Achetez chez nous, consultez-nous vraiment ! »

« Trouvez un logement plus près pour mes salariés. »

« Soutenez-nous, et pas uniquement par des subventions. »

« Aidez-moi à trouver des repreneurs, sinon, à la retraite, je ferme. »

 

Quelques pistes d’actions locales en faveur des artisans et commerçants

A l’échelle de la commune

  • Faire le tour des entreprises au minimum une fois par an

  • Faciliter l’accès à la commande publique en multipliant les lots adaptés

  • Désigner un élu référent

  • Concerter les entreprises en amont des travaux ou décisions qui les impacteront

  • Promouvoir les commerçants et artisans locaux dans la communication

A l’échelle de l’EPCI et en étroite coopération avec les communes

  • Structurer un vrai service d’accompagnement humain, administratif et pas seulement financier

  • Tenir à jour une base des entreprises et leurs contacts bien renseignée

  • Anticiper et préparer les transmissions entre 3 et 5 ans en amont

  • Mettre en place un conseil des entreprises, à la manière d’un conseil de développement

  • Mettre en œuvre une stratégie territoriale Entreprises + Habitat + Mobilité cohérente

Lire l'étude "Artisans et commerçants, la fabrique de la cohésion en ruralité"

#TPE#artisanat#commerce#Ruralité
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