
Dans les territoires ruraux, soutenir les artisans et commerçants ne passe pas nécessairement par de nouvelles aides financières.
L’étude menée par l’Institut Terram et Bpifrance Le Lab auprès de plus de 900 dirigeants ruraux fait ressortir des besoins très concrets : être davantage associés à la vie locale, accéder plus facilement à la commande publique, trouver des salariés et des logements, préparer la transmission de leur entreprise.
Pour une commune, plusieurs actions peuvent être engagées simplement :
aller régulièrement à la rencontre des entreprises et identifier un élu référent ;
les associer en amont des travaux ou décisions susceptibles d’avoir un impact sur leur activité ;
faciliter leur accès à la commande publique, notamment avec des lots adaptés lorsque cela est juridiquement et techniquement possible ;
valoriser les entreprises locales et mieux faire connaître leur offre ;
repérer suffisamment tôt les entreprises dont le dirigeant approche de la retraite, afin d’anticiper les risques de fermeture faute de repreneur.
À l’échelle intercommunale, l’enjeu est plus large : faire le lien entre développement économique, logement et mobilité. Une entreprise peut difficilement recruter si ses salariés ne trouvent ni logement accessible ni moyen de rejoindre leur lieu de travail.
L’étude montre ainsi que le maintien de l’artisanat et du commerce rural ne relève pas seulement de la politique économique. C’est aussi une question d’habitat, de mobilité, de commande publique et d’organisation territoriale.
Lire l’étude « Artisans et commerçants, la fabrique de la cohésion en ruralité »
